Yaoundé, métropole d’environ 4 millions d’habitants, se repose majoritairement sur un système de transport artisanal en taxis collectifs. Près de 40% des déplacements se font quotidiennement avec ce mode de transport d’après les données du Plan de Mobilité Urbaine Soutenable (PMUS) de 2018. Toutefois, ce transport est faiblement qualitatif du fait de sa faible capacité, de ses coûts élevés et son insécurité aussi bien pour les exploitants que pour les usagers. Le réseau de voirie de la ville, très contraint du fait du relief, est de plus en plus congestionné, ce qui vient pénaliser encore plus ce mode de transport qui se retrouve englué dans la congestion. Pourtant, les Yaoundéens n’ont pas d’autre alternative.
L’objectif de l’étude est d’apporter les premiers éléments du socle de la modernisation du transport artisanal par taxis de la capitale camerounaise (Champ d’Action 2 de l’initiative MoVe). Trois grandes étapes permettent d’appuyer la CUY dans la mise en œuvre de la feuille de route du transport artisanal : il s’agit dans un premier temps de (i) réaliser un diagnostic des services actuels de taxis, puis de (ii) proposer des orientations pour l’amélioration du processus d’enregistrement des exploitants, et enfin (iii) d’élaborer un plan d’engagement des parties prenantes pour une adhésion politique et publique durable aux projets et aux réformes du secteur des transports artisanaux.